La France a 50 ans d’avance sur l’intelligence artificielle !
On parle beaucoup d’intelligence artificielle. De ses promesses, il y a encore quelques semaines, et des risques qu’elle ferait peser sur l’avenir de l’humanité, depuis quelques jours.
Les grandes entreprises américaines (Anthropic, OpenAI et Google) et leurs dirigeants mènent la danse et demandent, fait rarissime, un ralentissement coordonné du développement des modèles de nouvelle génération.
Même si les États-Unis disposent d’une avance technologique phénoménale, à la réflexion, la France n’a pas à rougir.
Je peux même affirmer, sans crainte d’être contredit, que notre pays a au moins cinquante ans d’avance sur l’intelligence « artificielle.
Je m’explique.
Depuis le milieu des années 1970, nos dirigeants politiques nous expliquent que l’on peut travailler moins tout en gagnant autant. Produire moins tout en redistribuant plus. Construire moins sans risquer une crise du logement. Partir plus tôt à la retraite sans conséquence sérieuse pour l’économie. Taxer davantage les entreprises sans nuire à l’investissement. Financer toujours plus de dépenses publiques sans vraiment s’interroger sur leur efficacité. Considérer les services publics comme gratuits, comme si ce qui n’était pas payé directement par l’usager n’était payé par personne.
Aujourd’hui, le réel devrait pourtant s’imposer à nous.
Notre économie est à l’arrêt. Le chômage repart à la hausse. Notre niveau scolaire n’a jamais été aussi bas. Notre recherche décroche. Se loger devient un parcours du combattant. Nos finances publiques sont dans un état lamentable. Nos taux d’emprunt atteignent des niveaux que nous n’avions pas connus depuis près de vingt ans et la charge de la dette devient l’un des sujets centraux du budget de l’État. Quant à l’inflation normative, c’est à peu près la seule chose qui prospère dans notre pays…
Et pourtant, certains candidats à la présidentielle continuent à vouloir taxer davantage les entreprises, avancer l’âge de départ à la retraite ou encore annuler une partie de la dette française.
Il fallait oser.
L’intelligence artificielle produit parfois des hallucinations. Il semble en aller de même pour une partie de la classe politique.
Continuer à proposer les mêmes solutions alors que leurs effets délétères sont connus, reconnus et documentés, si ce n’est pas de l’intelligence… artificielle, je me demande bien ce que c’est.
Et comme depuis les années 1980, aucun pays ne s’est engagé dans cette voie du déni de la réalité et du concours Lépine des remèdes qui ne font qu’aggraver le mal, je peux en outre affirmer que la France a 50 ans d’avance.
Alors j’ose : une partie de nos politiques sont les leaders de l’intelligence … artificielle !
Une intelligence très artificielle. Totalement déconnectée du réel et du bon sens.
Pascal Boulanger, président de la FPI